Bangui, le 13 janvier 2026 – Le paysage du football en République Centrafricaine s’apprête à connaître une mutation profonde. Ce mardi, au restaurant M de Bangui, une réunion stratégique s’est tenue sous la direction de Monsieur Célestin Yanindji, Président de la Fédération Centrafricaine de Football (FCF), marquant le compte à rebours officiel du lancement de la Super Ligue.
Devant un parterre de dirigeants de clubs de la ligue de Bangui et de provinces, le Président Yanindji a levé le voile sur les contours de cette nouvelle compétition dont le coup d’envoi est fixé au 15 février 2026.
L’objectif est clair : hisser le football local aux standards internationaux. Pour intégrer cette élite, les clubs devront désormais répondre aux critères de la CAF, garantissant une structure professionnelle :
- Contrats et salaires : Les joueurs bénéficieront désormais d’un salaire fixe.
- Infrastructures : Chaque club doit disposer de son propre terrain d’entraînement et d’un siège administratif.
- Inclusivité : L’obligation de posséder une équipe féminine pour promouvoir le football pour tous.
Le Président de la FCF n’a pas caché que ce passage au professionnalisme exigera de la résilience de la part des dirigeants. Dans un discours mobilisateur, il a insisté sur la rigueur nécessaire pour transformer l’écosystème sportif du pays.
« C’est notre sérieux qui va attirer les financements. Au-delà de nos personnes, le football doit continuer. » — Célestin Yanindji
Reconnaissant que les débuts de tout grand projet sont semés d’embûches, il a exhorté les clubs à persévérer : « Il faut savoir que les débuts de toute chose ne sont jamais faciles, il faut se battre pour que les revenus arrivent. »
En imposant ces critères, la Fédération espère créer un cercle vertueux. En structurant les clubs comme de véritables entreprises, la Super Ligue vise à devenir un produit attractif pour les sponsors nationaux et internationaux, assurant ainsi la pérennité du talent centrafricain.